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#GoWithTheFlow selon Elsa Fralon

Elsa Fralon a écrit une chronique sur suivre le mouvement et ce que cela signifie. 

Qui ne pense pas trop ? Moi.

Tout ce qu’on vit, tout ce qu’on ressent. Comment ne pas penser trop et trop fort. Penser trop, c’est hésiter, hésiter c’est recommencer, recommencer c’est passer à côté de l’intensité.

Les meilleurs scénarios sont ceux qui surgissent, ceux qui vous surprennent, par-derrière, et mettent la chair de poule. La chair de poule, c’est bon.

Trop penser c’est douter et douter c’est vivre.

 

Le flow ? Le flot ? Le courant qui t’emporte et qu’il faut tenter de laisser faire. Pour les plus peureux, il y a le cabotage. L’approche lente, mais l’approche quand même. Aller de l’avant, en faisant très attention de ne pas se faire mal. De ne plus se faire mal. Mais aller de l’avant pour ne pas rester sur place. Parce que quand on ne bouge plus, on ne vit plus. Et donc se faire mal. Eh oui… Trop penser, bien sûr. Se laisser aller certainement, mais à quel prix ? Parfois, j’aimerais être de ces gens qui peuvent et savent s’en moquer. Qui ne se soucient pas, s’inquiètent peu, et balancent les doutes, les détails, les craintes, les approximations et la culpabilité par-dessus leurs épaules. Ça doit faire tellement de bien…

 

Au fond, ne pas trop penser c’est être libre. Mais qu’est-ce qu’être libre ? C’est boire un verre trop rempli et ne pas se soucier des taches qu’il laisse sur ton col. Être libre c’est sauter dans des flaques. Aimer la boue sur ton pantalon. Se tromper, soucier et se relever pour à nouveau chevaucher ce flow. Et tant pis pour les chutes. Ça blesse les genoux, mais ça muscle. Tous les muscles. Même celui du milieu. Ce gros muscle qui bat fort et qui nous ramène toujours à ce que nous sommes.

Se tromper, ça fait avancer, grandir, mûrir. C’est s’autoriser à être.

 On peut revêtir toutes les armures, construire des barrières et des murs, se protéger, le cœur ne ment jamais. Écoutons-le. Écoutons-nous. Parce que « go with the flow » c’est ça. C’est se faire confiance. Faire confiance à nos peurs et nos erreurs. Se tromper, ça fait avancer, grandir, mûrir. C’est s’autoriser à être. Et laisser ce fameux courant nous tacler les deux chevilles simultanément. Mouiller nos vêtements. Et gouter l’insouciance comme un enfant. Les enfants savent. Eux ne se posent pas trop de questions. Prenez le temps de regarder comment un enfant bouge, ce qu’il fait de son corps, comment il se place, comme il se tortille. Ça fait du bien, ça nous  renvoie à cet instant où l’on sautait sans s’inquiéter du parachute. Et puis grandir, découvrir le monde, les hommes, les règles. Choisir de les suivre, de rentrer dans le moule, et se perdre au milieu du troupeau. Oublier l’essentiel, s’oublier. Alors, plaquez tout, cassez-vous ! 

 

Go with the flow, qu’est-ce qu’on en sait­? Comment écrire, parler, décrire une telle idée? Peut-être en écrivant ce qu’on sent plutôt que ce que l’on sait. En faisant fi du regard des autres, qui finiront de toute façon par être convaincus. Go with the flow c’est être vrai. Soyez vrai !