Blancbec sur son mural chez Juttu Woluwe :

Spécialement pour l’ouverture de Juttu Woluwe, l’artiste bruxellois Blancbec (Sébastian Eeckhaut) a créé une fresque murale colorée et graphique plein de symbolique. 

Rencontre avec l’artiste : Blancbec

Qui ? Blancbec est le pseudo de Sébastian Eeckhaut

Âge : 42

Job : artiste autodidacte

Style : de l’art moderne, inspiré par le street art et du travail graphique et donc marqué par le cubisme et des couleurs vivantes

Ce qu’il préfère faire : donner aux peintures historiques une touche contemporaine et funky. Faire de l’history, his story .

Plus d’infos : suis le sur instagram @blancbec_bxl et regarde son travail via blancbec.be

Rencontre avec son art : La Création

Nouveau magasin, nouvelles créations

« Quand j’ai eu cette commande, je ne savais pas encore à quel endroit se trouvait le magasin. Il n’y a qu’une semaine avant de commencer le travail que j’ai découvert que c’était à Woluwe. C’était un grand plus pour moi. Adolescent, j’habitais pratiquement dans ce centre commercial (rit). J’y trainais avec les copains, j’y achetais tous mes fringues. J’y ai passé beaucoup de temps. Avoir la possibilité d’y travailler, c’était comme rentrer à la maison.

J’ai eu beaucoup de liberté pour réaliser cette commande. Pour un artiste c’est appréciable. Il y a bien sûr des lignes de conduites : pas de message politique, pas de provocations, ni d’agressivité. Ma fresque devait correspondre à l’image sympathique de Juttu. Juttu donne un coup de pouce aux talents créatifs. Pour célébrer cette création et la naissance d’un nouveau magasin, j’ai choisi le thème : « La Création ». L’image de la naissance de l’homme, le jardin d’Eden, est gravée dans la mémoire collective et plus d’un artiste s’est essayé à ce sujet. Penser à Bosch, Rubens ou Michelangelo. J’ai donné à cette image une touche moderne. » 

La naissance d’un nouveau magasin en peinture.

Le flamant rose

« Il y a beaucoup de symbolique dans mon dessin. Le soleil levant est une référence à un nouveau commencement. Par contre, en peignant le loup, je n’ai pas voulu dire que l’homme est un être maléfique (rit). Non, je ne peins jamais des vrais personnages, uniquement des créatures mythiques. Ma femme fée est ce que j’ai créé de plus humain. Sa nudité forme un joli contraste avec les habits vendus dans le magasin. Elle est un peu cachée derrière les meubles, ce qui rend mon travail interactif. Des clients curieux seront obligés de s’approcher pour découvrir toute sa nudité. Cette censure, comme les petits cubes sur ses seins, est une touche subtile et humoristique, caractéristique de mon art. Le flamant aussi a un double message. En français on dit flamant rose. C’est un lien subtil vers les origines flamandes de Juttu. En combinaison avec mes origines françaises, le lien est fait entre le côté flamand et le côté français. Bien, un petit message politique s’y est quand même glissé (rit). »