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L'histoire unique de Aymara

Chez Juttu, nous pensons que chacun doit suivre son propre chemin. Nous en avons discuté avec Sven Van Gucht qui, avec sa partenaire Yannina, a fondé la marque de vêtements Aymara. #DareToBeDifferent

Qui est

Sven Van Gucht ?

 

Âge: 46 ans

Pays d'origine: Belgique

Études: ingénieur civil

Dans le passé, a travaillé quelques années en tant qu'ingénieur civil spécialisé en thermodynamique

Job: avec sa compagne Yannina Esquivias, il a fondé et dirige la fabrique et la marque de vêtements Aymara. Il est responsable de l'organisation et des finances, elle s'occupe du volet créatif.

Ose la différence: a fait le tour du monde, tout seul, et opté pour un boulot en terrain inconnu        

Qu'est-ce que

Aymara ?

 

Depuis: 2007-2008

Quoi ? Une marque belge de vêtements pour femmes, hommes et enfants

Pour l'instant, Juttu ne vend que des pièces de la collection pour femmes

Connu pour: ses tricots de qualité

Style: intemporel et authentique

Fabriqué dans leur propre usine, à Arequipa (Pérou)

Fabriqué par des artisans péruviens, employés sous contrat fixe

Fabriqué avec des matières durables comme de la laine Baby Alpaca et du coton Pima

Mission: s'oppose à la fast fashion en produisant de manière éthique et en fabriquant des vêtements qui traversent les générations et les saisons.        

“Il faut suivre son intuition”

Cardigan 'Chika', € 159 | Pull 'Sade', € 149

Mamies à la mode

 “Adolescente, Yannina feuilletait volontiers les magazines de mode italiens. Quand elle apercevait quelque chose qui lui plaisait, elle se rendait chez sa première grand-mère, qui travaillait dans un magasin de tissu sélect, puis elle mettait sa seconde grand-mère, qui était couturière, au travail. Bref, rien d'étonnant à ce qu'au final elle soit tombée dans le monde de la mode. Arequipa est la deuxième plus grande ville du Pérou après Lima et compte plus d'un million d'habitants. C'est une plaque tournante du textile, connue pour ses tricots. Un lieu où le savoir-faire est transmis de génération en génération et où des matières nobles comme le Baby Alpaca et le coton durable abondent. C'est là que se trouve notre usine, à la source.”    

Loin de la pauvreté    

“Beaucoup de marques produisent à l'étranger, mais via des ateliers externes. Dans ce contexte, on ne peut jamais être sûr à 100 % que les employés travaillent dans un environnement sécurisé, décent et honnête, même si on exécute des contrôles de qualité. Nous avons donc décidé de développer Aymara directement depuis le Pérou. Nous nous y rendons au moins six fois par an, et notre usine à Arequipa est dirigée au jour le jour par la famille de Yannina. 40 personnes y travaillent, sous contrat fixe, et couvertes par une assurance maladie. Elles perçoivent un 13ème mois, des chèques repas... Ce sont des choses qui, pour nous, vont de soi, mais dans un pays où les soins de santé sont problématiques et où beaucoup de gens travaillent dans l'économie « informelle », ce type de suppléments sont terriblement précieux. Quand nous sommes passés, par la force des choses, à l'utilisation de machines industrielles, nous avons formé quelques-uns de nos employés, des jeunes d'à peine 18 ans, aux métiers de programmateurs et d'opérateurs. Cela a été une vraie réussite. Certains ont ensuite pris leur envol, et je suis très fier d'avoir pu leur offrir une perspective d'avenir, loin de la pauvreté. Nous préférons nous investir à fond pour un petit groupe qu'un peu pour une masse de gens.

 

Nous travaillons aussi de manière artisanale, pour l'assemblage des différentes pièces et pour les finitions. C'est un travail de longue haleine, qui prend plus de temps que le tricotage proprement dit. Nos accessoires aussi sont tricotés à la main, souvent par des femmes à domicile qui n'ont pas les moyens de payer un système de garderie pour leurs enfants. Aymara est donc une marque artisanale, basée sur un savoir-faire authentique. Bien sûr, nous nous sentons également concernés par l'environnement, au niveau du processus de production. L'alpaga est un produit naturel pur, et le coton Pima, soyeux, est récolté à la main. Nous n'avons pas besoin de machines ou de produits chimiques. Nous utilisons des teintures provenant de fabriques disposant de certificats écologiques, et puis la laine alpaga a de magnifiques couleurs naturelles, comme l'écru, un mélange de gris et le camel.”    

Pull 'Anzu', € 129  | Cardigan 'Kumi', € 138

S'ouvrir au monde

“Yannina et moi nous sommes connus il y a 15 ans. J'avais fait une pause professionnelle et troqué mon boulot d'ingénieur pour un voyage autour du monde. Au Pérou, je voulais reporter un billet et suis tombé sur Yannina, dans le bureau de la compagnie aérienne pour laquelle elle travaillait. Nous n'aurions alors jamais imaginé diriger un jour notre propre marque de mode. C'est une grande aventure, avec des hauts et des bas. Nous sommes partis de rien, ce qui est aussi très satisfaisant. Avec Aymara, nous avons réussi à jeter un pont entre deux mondes. Nos vêtements sont un parfait mélange de design européen et de matières et savoir-faire péruviens. Moderne et intemporel. De qualité, et donc durable. Avec nos vêtements authentiques, nous sommes heureux de contribuer à la résistance contre la fast fashion et la consommation de masse.” 

Pull 'Ami', € 129 | Pull 'Coco', € 149 

6 questions flash

1. Votre plus grande source d'inspiration ?

“Notre radar reste constamment branché : en voyage, lors des salons, dans la rue... Il nous est déjà arrivé de poursuivre quelqu'un en cachette pour observer un point spécifique dans son écharpe ou dans son pull (rires).”

 

2. Votre pièce favorite dans la collection PE18?

“Pour Yannina, ce sont les modèles ‘Ami’ et ‘Sade’, et je suis totalement d'accord. . ‘Sade’ pour le jeu de lignes asymétriques, ‘Ami’ pour le bel équilibre entre les détails subtils, la coupe confortable et le côté féminin.”

 

3. Le plus beau des compliments?

“Sur Facebook, nous lisons parfois des commentaires sur notre collection. Quand un client écrit que tel pull vaut amplement son prix parce que son troisième enfant le porte, notre journée est réussie !”

 

4. L'événement le plus étrange?

“Cet été, quand nos bonnets d'hiver, que nous avions livrés en juillet, se sont soudain retrouvés partout épuisés, en août, pendant une canicule. C'était fort !”

 

5. Des plans pour le futur?

“Nous nous concentrons sur la collection pour hommes et sur notre croissance à l'étranger. Nous aimerions aussi, via Ayamara, soutenir un beau projet, de préférence qui nous permette d'aider les enfants péruviens. Et nous rêvons secrètement d'un flagship store dans lequel nous pourrions exposer tout le parcours d'Aymara.”

 

6. Notre thème est #DareToBeDifferent. Vous êtes d'accord?

“Oui! J'ai par deux fois fait des choix que peu de gens comprenaient. La première fois, c'est quand j'ai mis ma carrière professionnelle sur pause pour partir faire le tour du monde. La deuxième fois, c'est quand je me suis lancé dans mon aventure dans le monde de la mode. Dans les deux cas, je suis tellement heureux d'avoir osé suivre mon intuition !”